Depuis plusieurs saisons, Pro Bûche réunit des producteurs, des revendeurs et des installateurs qui vivent du bois de chauffage et qui veulent en parler sérieusement.
Le bois bûche souffre d'une réputation contrastée, et souvent injustement. Ce qui se joue derrière un chargement livré, c'est un travail de forestier, de fendeur, de manutentionnaire, et surtout beaucoup de patience. Entre l'abattage et la cheminée du client, il faut compter des mois de ressuyage sous abri, et personne ne peut accélérer le temps.
Nos échanges tournent toujours autour du même point de crispation : l'humidité. Un client qui se plaint d'un bois qui fume, d'une vitre qui noircit ou d'un rendement décevant décrit presque toujours la même chose, une bûche rentrée trop tôt. Les professionnels du réseau le savent, et le mesurent. C'est même devenu la première question qu'un revendeur sérieux pose à son fournisseur.
Vendre du bois de chauffage, c'est vendre de l'énergie. Et l'eau contenue dans une bûche, elle, ne chauffe personne.
Restent les moyens. Beaucoup de producteurs travaillent avec ce qu'ils ont : un hangar ouvert aux quatre vents, des piles retournées à la main, un stock immobilisé pendant deux ans. Ceux qui ont franchi le pas d'un séchage assisté racontent la même chose, une rotation plus rapide et un produit dont ils peuvent enfin garantir le taux d'humidité par écrit.
Ceux qui étudient cette piste trouveront des repères techniques sur le séchage solaire du bois et des plaquettes, avant d'engager le moindre investissement.